• Pour le Samedi après les Cendres :

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La messe stationnale se célèbre à Rome à Saint Tryphon, qui mourut martyr en Orient. Cette église, confiée aux ermites de Saint-Augustin, étant tombée en ruines, on la remplaça au XVe siècle par une construction plus importante consacré à Saint-Augustin.

Le Samedi est le jour du repos qui symbolise le Sabbat éternel (Épître). Pour y parvenir, il nous faut, au cours du Carême, lutter par « le jeûne solennel » (Oraison) et par les œuvres de charité (Épître) contre nos passions, figurées par la mer houleuse et les vents contraires dont nous parle l’Évangile. Dans ce rude labeur, comme pour les Apôtres, Jésus nous vient en aide (Postcommunion) et « guérit par le jeûne nos corps et nos âmes » (Oraison), comme Il guérit tous les malades du pays de Génésareth (Évangile). La lecture de cet Évangile se faisait très éloquente dans l’église stationnale où quantité de miracles s’obtenaient à la tombe de S. Tryphon.

L’Introït, le Graduel, l’Offertoire et la Communion de cette messe, sont les mêmes qu’hier parce qu’autrefois, cette seconde partie de la Semaine de la Quinquagésime ne faisant pas encore partie de la Sainte Quarantaine, on ne s’y réunissait que le mercredi et le vendredi.


Vendredi 18 juillet 2025
S. Camille de Lellis,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait don à saint Camille d’une charité extraordinaire pour aider les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, nous Vous en supplions, par ses mérites, de répandre en nous l’esprit de Votre charité, afin que nous puissions à l’heure du trépas vaincre l’ennemi et parvenir à la céleste couronne. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Symphorose et ses Sept Fils, martyrs :


Ô Dieu, qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Symphorose et ses fils, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, qui S’est manifesté de toutes façons dans l’âme des Saints dont le nom est apparu sur le Cycle liturgique depuis la fête de la Pentecôte, nous fait admirer aujourd’hui saint Camille, dont la charité eut spécialement pour objet Jésus dans le prochain.


Né en 1550, dans le royaume de Naples, de la noble famille des Lellis, saint Camillle entra chez les Capucins, mais une plaie qu’il avait à la jambe l’obligea par deux fois à en sortir. Dieu, en effet, le destinait à fonder une Congrégation de Clercs réguliers, consacrés au service des infirmes.


Il obtint du Siège apostolique l’approbation de son Institut. S’inspirant de l’exemple de Jésus qui est mort pour nous et qui a déclaré qu’il n’y avait pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour les autres, les religieux s’y engagent à assister les malades, même atteints de la peste.


Saint Camille, de même que son Institut, reçut de Dieu la grâce toute spéciale d’aider victorieusement les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, aussi le nom de ce Saint a-t-il été inséré par l’Église dans les Litanies des agonisants.


Saint Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. Léon XIII le proclama patron des hôpitaux et des malades et Pie XI l’indiqua comme protecteur des Sœurs hospitalières.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Aimez à visiter et à soigner les malades ; portez-leur secours et consolations.


Méditation du jour
La véritable aumône  suite

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